Frontière

 

Phénomène aussi inépuisable que le temps, la frontière fait partie intégrante du monde, de nous.

Cette idée continue d’alimenter mon œuvre.

 

Frontière faisait l’objet d’une exposition collective de Visarte suisse, au musée d’art

et d’histoire de Neuchâtel en 2008.

 

« Entre le je et le tu il y a l’immense champ du nous. La théorie des ensembles a tenté de démontrer quel degré de communauté pouvait exister entre les êtres et les choses. Le territoire de la frontière n’est autre que cet « entre ». Tout ce qui pourrait nous être commun est traversé de milliards de frontières.

 

 

Walter Tschopp, catalogue de l’exposition Frontières-Grenzen-Frontiere, Visarte Suisse, 2008

Le baiser 1

57x152 cm, acrylique sur linges de cuisine cousus ensemble (2011)

Le baiser, ô combien humain, intime, d’une signification à la fois si simple et si complexe est un motif dont je poursuis la déclinaison, sous diverses formes.

 

Ce Baiser là, à la limite des deux linges de cuisine cousus l’un à l’autre constitue la frontière séparant à jamais les êtres les plus proches, d’aussi près, et intimement que l’on s’approche de l’autre…

 

« L’être aimant cherche par tous les moyens à abolir la limite entre le moi et le toi. Les peaux se frottent jusqu’au sang pour éliminer cet entre-deux, pour devenir un, pari impossible s’il en est, conduisant – néanmoins – à la petite mort. »

Walter Tschopp, catalogue de l’exposition Frontières-Grenzen-Frontiere, Visarte Suisse, 2008

Bonne nuit

Le baiser de «Bonne nuit !», qui marque la frontière radicale, et si mystérieuse, séparant le mort du vivant, est un baiser tendre, un baiser d’adieu, qui réconcilie plus qu’il ne sépare. Maternel, il borde une dernière fois l’être définitivement endormi.

Hommage à Brancusi

Plâtre, papier maché, peinture acrylique; matelas en tissu; socle en bois peint. 130cm (hauteur totale) x 59cm x 39cm. (2011, 2015) 

Contrairement au Baiser peint sur les linges de cuisine, ici les deux corps semblent véritablement emboités l’un dans l’autre. En s’approchant, on découvre un aspect plus ambigü dans ce désir de symbiose. La peau des personnages, marbrée de nuances plus froides, laisse voir en transparence le bleu des veines, et mille petites contusions. La tension des deux corps dans la tendre fusion de cet intense baiser est à sa manière aussi, un combat.

Exposition Come Closer au musée d'art contemporain de Yerevan

Le Manoir, Martigny

Exhibition privée, QG, Centre d'art contemporain La Chaux-de-Fonds

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